Les TPE quatre fois moins nombreuses à avoir versé la Prime Macron cette année

Date de parution: 
27/01/2020

L'économiste Emmanuel Lechypre reprend sur BFM TV les conclusions de l'enquête réalisée par le SDI auprès des TPE concernant la Prime Macron dans sa version 2020.

https://youtu.be/4edY1_86cS0

La prime Macron 2019-2020 : un système perdant pour les salariés des TPE

L’obligation de conclure au préalable un accord d’intéressement

La prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, dans sa version 2019-2020, est désormais conditionnée à la conclusion préalable d’un accord d’intéressement, sachant que ce dernier ne peut en aucun cas être le support de la prime Macron. Concrètement, la prime Macron devient un versement supplémentaire facultatif à un versement obligatoire institué par un accord d’intéressement. 

Une chute drastique du nombre de TPE ayant versé la prime Macron entre 2018 et 2020

Alors que 54% des TPE ayant répondu à l’enquête du SDI sur le prime Macron avaient versé cette prime en 2018-2019, elles ne sont plus que 16% à déclaré avoir renouvelé l’opération à ce jour. 

Si les problématiques de trésorerie liées aux mouvements sociaux et grèves de l’année 2019 participent pour une part somme toute importante (26% des cas) à cette décision, le fond de la problématique relève de l’obstacle juridique que constitue l’obligation de conclusion d’un accord d’intéressement. 

L’obstacle de la condition tenant à l’accord d’intéressement

Si les conditions de versement de la prime Macron en 2018-2019 avaient été maintenues en 2019-2020, 95% des entreprises ayant versé une prime l’année dernière auraient renouvelé l’opération cette année, lorsque 56% des entreprises n’ayant pas versé de prime en 2018 l’auraient fait en 2019.

Le refus de mise en place d’accords d’intéressement par les dirigeants de TPE

Alors que les accords d’intéressement peuvent être conclus jusqu’à fin juin 2020 et qu’ils sont simplifiés pour les TPE, 86% des responsables de ce segment d’entreprises n’ont pas l’intention de négocier d’accord d’ici cette date. 

A plus long terme, ils sont toujours 86% à déclarer ne pas avoir l’intention de négocier d’accords d’intéressement.